Agentic AI : l’ère de l’intelligence autonome
En 2026, nous assisterons à une transition continue de l’IA assistive vers l’IA agentique. Non pas des copilotes qui attendent des instructions, mais des systèmes capables de penser, d’agir et de terminer des tâches de manière entièrement autonome.
Qu’est-ce que l’IA agentique ?
Les copilotes rédigent, suggèrent et attendent vos directives. Les agents IA prennent un objectif final de haut niveau et tentent de l’atteindre sans supervision constante, gérant des tâches complètes et bénéficiant des avantages du logiciel. En résumé, le contrôle passe du « humain dans la boucle » au « humain aux commandes ».
Pourquoi est-ce important ?
Le progrès a toujours été freiné par le temps. Les humains peuvent raisonner, imaginer et expérimenter, mais à un rythme relativement lent. L’IA agentique peut analyser, tester et itérer sans jamais s’arrêter. Le véritable avantage réside dans la vitesse, pas nécessairement dans sa capacité à surpasser l’intelligence humaine.
S’agit-il d’une nouvelle révolution industrielle ?
La machine à vapeur a multiplié la force physique. L’IA agentique multiplie le travail cognitif. Les modèles généraux nous ont donné une capacité brute, mais les agents spécialisés offrent la véritable valeur. Une fois que les systèmes pourront apprendre en continu et évoluer instantanément, des secteurs entiers pourraient se réorganiser autour de ces capacités.
Comment les géants de la tech se positionnent-ils ?
Google et Meta privilégient des systèmes qui agissent pour l’utilisateur. Apple et Microsoft se concentrent sur des outils qui amplifient l’utilisateur. OpenAI et Anthropic se situent entre les deux. L’issue dépendra autant des modèles économiques que des avancées techniques.
Sous-estimons-nous encore la courbe de l’IA ?
Les indicateurs disent oui. La courbe est indéniablement exponentielle, avec des capacités qui doublent environ tous les sept mois. D’ici mi-2026, les modèles devraient pouvoir assurer des journées de travail complètes de huit heures en autonomie. D’ici 2027, ils pourraient surpasser régulièrement des experts dans de nombreux secteurs.
Quelle est la suite ?
L’intelligence devient abondante et spécialisée. Elle s’intègre au travail quotidien comme l’électricité autrefois, fonctionnant en arrière-plan et augmentant considérablement ce que les humains peuvent accomplir.
Qu’est-ce que cela signifie pour les investisseurs ?
Nous sommes encore au début. Nous privilégions actuellement l’infrastructure qui rend l’IA possible : puces, énergie, transmission, stockage. C’est le véritable goulot d’étranglement. Cependant, nous identifions aussi des opportunités sélectives parmi les entreprises qui exploitent déjà l’IA de manière productive.
13 février 2026
